Maternité

Allaitement : mise en place, indispensables, comment s’y préparer…

Allaitement _ mise en place, indispensables, comment s'y préparer...

D’ici 10 jours, cela fera 4 mois que j’allaite exclusivement notre fils. Bien que cela soit la chose la plus naturelle au monde, cela n’est pourtant pas si évident que ça. Je souhaitais donc vous partager mon expérience à ce sujet, en espérant que cela soit utile à certaines d’entre vous.

Quand j’y pense, je trouve ça encore fou de me dire que mon bébé grandit et grossit depuis toutes ces semaines, sans autre chose (même pas une goutte d’eau), que mon lait.

Allaitement mise en place, indispensables, comment s'y préparer...

Il m’a fallu vivre cette grossesse pour décider que j’allais allaiter. Avant cela, je dois dire que cela ne m’attirait pas car je n’étais pas du tout informée sur le sujet.

Dès que j’ai accouché, la sage-femme m’a placée mon bébé au sein, sans le laisser venir de lui-même. J’étais clairement sur une autre planète à ce moment là et n’ai pas prit le temps de regarder notre position. Manque de chance, j’ai eu droit à une belle crevasse dès la première tétée en salle de naissance !

Afin de supporter la douleur, on m’a alors proposé de mettre un bout de sein sur le mamelon endommagé. Je n’ai pas eu d’autres choix que d’accepter car sans ça, je n’aurais tout simplement pas pu aller plus loin. La montée de lait est arrivée dès le deuxième jour et ne fut pas aussi douloureuse que ce que j’avais imaginé (comparé à la crevasse du moins…).

Voici comment a démarré mon allaitement. Les bouts de sein sont devenus une habitude à tel point, que lorsque j’ai souhaité m’en débarrasser après les 15 premiers jours d’allaitement, cela n’était plus possible. Mon bébé refusait tout simplement de prendre le sein sans. Avec le recul, je me rends compte que ça n’était pas si dramatique, mais j’avais du mal à accepter que je ne pouvais pas allaiter sans ces bouts de silicone. Cela me permettait certes de le nourrir sans aucune douleur, mais cela ajoutait une petit logistique à chaque repas. Je suis même allée voir une conseillère en lactation pour qu’elle m’aide à le sevrer des bouts de sein. Au final, du jour au lendemain, il n’en a plus voulu. C’était quelques jours avant ses 3 mois.

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Depuis le début, je l’allaite à la demande. Pour être honnête, dès le retour à la maison, je n’ai jamais compté le nombre de tétées par 24h. Je sais juste qu’elles sont nombreuses et varient en fonction des pics de croissance, de la chaleur ou s’il a plus besoin d’être rassuré… Plus il grandit et plus elles sont longues. Au début, il ne tétait que très peu de temps, 5-10 min grand max, toujours un seul sein, et était très vite rassasié. Il faut dire qu’il a un sacré débit ! Depuis ses 3 mois, les tétées se sont rallongées et peuvent durer jusqu’à une demi heure. Si vous avez besoin d’être rassurée, sachez qu’il existe des applications comme « Carnet de bébé » afin de tracer les tétées, mais aussi l’évolution de sa courbe de croissance, le changement de couches etc.

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Honnêtement je n’ai pas voulu m’ajouter de contraintes supplémentaires en traçant chaque tétée car j’ai toujours fait confiance à mon bébé pour ça. J’avais également récolté un grand nombre d’informations sur le sujet durant ma grossesse, ce qui m’a permis de trouver les réponses à mes différentes interrogations, sans jamais douter de mes capacités à allaiter. Évidemment, il y a des moments où l’on peut se sentir seule et la fatigue peut parfois nous faire paniquer. Le plus important est de faire confiance à la nature et à son bébé.

Rien n’est plus naturel que l’allaitement. Notre corps sait parfaitement produire et adapter le lait nécessaire à notre nourrisson. Je sais qu’il ne manque de rien et qu’il sait gérer seul son appétit.

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On ne peut pas faire plus minimaliste et zéro déchet qu’en allaitant car à part des seins et un bébé, en théorie on a besoin de rien d’autre. ^^ Néanmoins, il existe quelques accessoires qui peuvent grandement aider à la mise en place de l’allaitement, voici les miens :

  • Une crème protectrice à base de lanoline : j’ai utilisé Melicare qui en plus d’être compatible avec l’allaitement (pas besoin de nettoyer la zone avant les tétées), hydrate, répare et protège la peau des mamelons.
  • Les coquillages bébé nacre : la très gentille créatrice Rénata m’en a envoyé une paire sur-mesure juste avant d’accoucher, afin que je puisse les tester. Cet accessoire m’a littéralement sauvé le début de mon allaitement ! Grâce à ces coquillages, mes mamelons très sensibles ont pu être épargnés au contact des vêtements. Ils favorisent aussi la cicatrisation des crevasses grâce au lait maternel qui est un excellent cicatrisant et désinfectant naturel.

Allaitement _ mise en place, indispensables, comment s'y préparer_coquillage d'allaitement

  • Des coussinet lavables : très pratiques pour éviter d’avoir ses hauts trempés. Je les combine avec les coquillages car je perds beaucoup de lait à chaque tétée. J’ai opté pour 3 paires de chez Les Tendances d’Emma pour me laisser le temps de les laver.
  • Des brassières d’allaitement : j’en ai acheté seulement deux, sur Vert Baudet, qui sont très confortables. J’utilise également mes soutiens-gorge classiques sans armatures.
  • De beaux langes : on m’en a offert de différentes tailles et c’est très pratique non seulement pour les tétées, essuyer les débordements, se couvrir si besoin mais également comme couverture d’appoint, pour emmailloter bébé les premiers jours, cacher le soleil…
  • Un tire-lait électrique & des biberons : le mien est à double pompage de chez Lansinoh (trouvé sur Vinted), il ne prend pas beaucoup de place et je peux donc le transporter facilement si besoin. Néanmoins avec le recul, j’aurais pu prendre le simple pompage, encore plus compact, car je mets souvent mon fils au sein lorsque je tire d’un côté. Au début je m’en suis servi pour m’aider lors des mastites et engorgements. Désormais, j’aimerais pouvoir passer le relai de temps à temps et faire en sorte qu’il prenne mon lait au biberon.
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Certains accessoires m’ont été indispensables pendant les premières semaines alors que je n’en ai plus besoin aujourd’hui. Je n’ai jamais bu de tisane d’allaitement par exemple car j’ai toujours eu plus de lait que nécessaire. Certains achats peuvent donc attendre le début de l’allaitement pour voir vos réels besoins.

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En moins de 3 mois, j’avais déjà eu droit à 5 engorgements et 2 mastites !…

Qu’est-ce qu’une mastite ? Une inflammation du sein résultant d’un canal lactifère obstrué.

Plusieurs signes permettent de la reconnaître : un sein engorgé (tendu et plein) une rougeur sur le sein, zone douloureuse, de la fièvre. En gros, vous avez les symptômes de la grippe : courbatures et tout ce qui va avec ET un sein engorgé. Je ne souhaiterais même pas à ma pire ennemie d’avoir une mastite !

Pour ma part, les engorgements et mastites sont souvent arrivés à proximité des pics de croissance (3 semaines, 6 semaines, 9 semaines, 3 mois, 6 mois, 9 mois) mais aussi, dès que je ne me repose pas assez. Aujourd’hui j’écoute plus mon corps et arrive à savoir quand il est temps de lever le pied.

En cas de mastite et de fièvre prolongée, il faut consulter un médecin / sage-femme / conseillère en lactation. Il existe différentes astuces pour se soigner : mettre bébé au sein un maximum, masser la zone douloureuse et rouge pendant la tétée, tirer son lait ou faire l’astuce du verre d’eau chaude, appliquer sur le sein une feuille de chou préalablement écrasée à l’aide d’un rouleau à pâtisserie, réaliser un cataplasme d’argile verte etc. Le meilleur remède pour moi et je ne l’ai su qu’à ma deuxième mastite… a été de pratiquer la position de la louve.

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Pendant la grossesse, j’ai pris le temps de m’informer sur l’allaitement exclusif en lisant différents ouvrages sur le sujet (et si j’allatais mon bébé ! édition Mango), en écoutant des podcasts, en regardant les replay de La Maison des maternelles, et en suivant des comptes Instagram dédiés (@apasdemoa & @camille.lolohelpeuse).

Ce n’est pas de la préparation physique mais cela fut capital que je sois bien informée sur les différents aspects que comprennent l’allaitement, pour garder la motivation et être rassurée à certains moments. J’ai également eu la chance de pouvoir bénéficier du soutien de ma soeur qui a été d’une aide précieuse au démarrage, lorsque nous sommes les plus en proie aux doutes. Le sujet a également été abordé lors d’un des cours de préparation à l’accouchement, ce qui permet de poser toutes ses questions sans tabous.

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Sachez que vous fassiez le choix de donner le biberon ou le sein, vous serez malheureusement en permanence jugée et vos choix seront régulièrement remis en question. L’allaitement est un choix extrêmement personnel, avec lequel vous devez être à l’aise, et qui ne concerne que vous.  

Pour ma part, déjà enceinte, avant même de savoir comment allait se dérouler mon allaitement, j’ai pu entendre « ah, tu ne vas pas donner le bibi ? » et une fois Oliver né, il y a eu les remarques du style « il veut déjà à nouveau le sein ? » ou « encore ? mais quel glouton celui-là ». La perle à tout de même était  » L’allaitement, c’est à la mode en ce moment ! » Une mode qui fait que l’humanité existe encore aujourd’hui… Je trouve triste ce vrai manque d’informations, surtout dans un pays comme la France. J’ai la chance de vivre au Portugal, un pays qui encourage grandement l’allaitement, mais surtout d’avoir un mari qui a su m’encourager dans les moments difficiles. D’ailleurs, un des a priori qui revient souvent est lié au papa. Celui-ci ne s’est jamais senti exclu parce que j’allaitais. Il est fier que je puisse donner le sein à notre fils et profite de lui pendant ses périodes d’éveils, le berce pour l’endormir, le balade en poussette, lui fait prendre le bain…

 

Le sujet est tellement vaste qu’il ne peut être abordé dans un seul article. À présent, à quelques jours de démarrer mon 4ème mois d’allaitement, je peux dire qu’il y a une importante phase d’adaptation, qui pour moi a duré 3 mois. Le temps de prendre nos marques et de s’habituer à ces nouvelles sensations. Depuis le 3ème mois, j’ai commencé à prendre beaucoup plus de plaisir à chaque tétée. Mes seins n’ont plus été douloureux et j’ai même recommencé à pratiquer le slow bra, chose impensable au tout début.

Cette relation privilégiée que je construis avec mon fils me nourrit énormément. Je n’ai aucune idée de quand et comment cela s’arrêtera. Certains jours, je rêve que mon fils puisse se sevrer de lui même et parfois avec la fatigue ou lorsque je traite un engorgement, je souhaite passer au mixte voire tout arrêter. J’ai décidé de laisser les choses se faire naturellement et de profiter au maximum de mon expérience lactée !

 

Et vous l’allaitement, c’est un peu, beaucoup ou pas du tout ?

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